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Les Œuvres

Critiques

 

Eine Meisterin zeichnerischer Abbreviaturen

 Dr. phil. Elmar Zorn, M.A.
Sprecher der Internationalen Arbeitsgemeinschaft von Museumskuratoren und Kunstpublizisten “Curatorial Partners”

Die Tuschen und Aquarelle der Aktdarstellungen von Eliane Caddoux

Wenn Eliane Caddoux sich über ihre Kunst ausdrückt, geschieht es in klaren Worten, ohne Umschweife. Viele Einflüssen hat sie sich geplant ausgesetzt: Cézanne, Matisse, Bonnard, Sam Francis, Hans Hartung, Giacometti, ZaoWou-Ki mit seiner Synthese östliche Kalligraphie und europäischem Informel in seinen poetisch-abstrakten Werken, Hokusai und die deutsche expressionistische Malerei. Bei ihren zahlreichen Aufenthalten in Deutschland, Afrika und Asien hat sie solche Anregungen neugierig aufgegriffen.

Das Ausloten der Leere und der Fülle der Bildfläche durch ihre Tusch- und Farbtechnik heißt für sie die Dynamik des schöpferischen Aktes aufzuspüren, der in der nach außen und nach innen gerichteten Energie einer Werkes sich zeigt und so die poetisch-bildnerische Klangfülle der Luft- und Lichtelemente preisgibt.
Die selbstgestellte Frage, ob ihre abstrakte lyrische Malerei als eine expressionistische einzustufen sei, beantwortet sie mit einem einfachen Bekenntnis zur spezifischen Sensibilität einer westlichen Künstlerin, die sich der östlichen Kultur als einer Bereicherung öffnet.

In ihrer 4-er Serie von Monotypien fallen die der Komposition der linearen, in kräftiger Pinselführung der Malfläche eingeschriebenen graphischen Elemente auf, geradezu ein Auftrumpfen des Prinzips der Zeichnung im Spiel mit den Regeln der Farbgebung und der Farbraumgestaltung.
Dass wir es bei Eliane Caddoux mir einer hochrangigen und stilsicheren Zeichnerin zu tun haben, zeigen einige Werke auf, die zu den spannendsten gehören, die in der zeitgenössischen Zeichnung zu beobachten sind.
Die Eleganz des breit aufgetragenen Strichs auf sonst leerer Bildfläche, mit der ein stehender weiblicher Akt in knapper Andeutung herbeigezaubert wird, diese Abbreviatur eines Körpers im graphischen Zeichen, kann in der Souveränität des Wurfs dieser Tusche sich mit den Großen der Zeichenkunst durchaus vergleichen. Mit ähnlich sicher gesetzten, wenigen Aquarell-Linien gelingt der Künstlerin die verblüffende Vergegenwärtigung eines liegenden Körpers auf eine Weise, die in der Reduzierung der zeichnerischen Mittel, die Aquarell hergibt, voll das Geheimnis erotischer Ausstrahlung erfasst. So erreicht Eliane Caddoux durch höchste mögliche Abstraktion höchste mögliche figürliche Anschauung.

Kein noch so detailliertes fotographisches Abtasten des Körpers würde das faszinierende Phänomen treffen können, das seit den Mythen der Erschaffung des Menschen in den Religionen – vor allem in der biblischen Genesis – als Verwirklichung des menschlichen Abbildes des Göttlichen gilt und von Beginn des figürlichen Darstellungsimpetus des Homo Sapiens an im Zentrum künstlerischer Mimesis gestanden hat, ausgeführt im immer wieder sich erneuernden zeichnerischen Handwerk.

Nicht, das Eliane Caddoux’ andere künstlerische Produktionsweisen in Acryl und in Öl oder die stelenartig schlanken Bronzefiguren unbeachtet bleiben sollten. Ihre Aquarell- und Tusche-Notate jedoch so konzentriert weiter auszuführen wie bisher und dabei auf eine größere Anzahl solcher kleiner Meisterwerke zu zielen, wie wir sie bei ihr erleben, kann man der Künstlerin nur wärmstens empfehlen!

München, den 28. Juli 2014

La magie du trait

 Pierre Mathias
Journaliste- Publiciste  (Télévision Munich)  

Une feuille de papier, vierge, immaculée, attendant je ne sais quel miracle. Un texte d’un auteur en quête d’inspiration? Ou un coup de pinceau lancé un peu au hasard, spontané,  plein de poésie? Jeu d’enfants ou expression d’un art élaboré, alliant l’imaginaire au savoir faire d’un artisan respectant les lois du travail bien fait?
Eliane regroupe toutes ces qualités dans ses dessins, ses gravures et ses peintures.
Elle y exprime sa féminité, sans pour autant tomber dans le piège d’un art pris en otage par le militantisme. Non, elle s’exprime sans aucun tabou, d’une manière directe, franche et se place ainsi au-dessus de toutes considérations partisanes. Elle aspire à la liberté et la fait revivre sur le papier, tels que ces corps griffés d’un trait d’encre de chine ou gravés sur une plaque de métal. Un trait suffit pour leur donner une consistance, un caractère, une âme.

Des racines et des ailes! Une émission au titre prophétique. Je me permets de l’employer car il correspond bien à l’idée que je me fais d’ Eliane.
Des racines trouvant l’humus nécessaire à leur survie, que ce soit en Europe où ailleurs. Elle n’est pas emprise dans le carcan étroit d’un nationalisme borné, étouffant toutes envolées nécessaires à la création. Mais sans racines il n’y aurait pas d’évasion. Peu importe qu’on les emporte avec soi ou qu’on les laisse dans un endroit bien précis. Sans elles, il serait vain de vouloir « se forger une personnalité ». La volatilité n’est pas du domaine d ‘Eliane.Ses racines sont bien présentes et se reflètent dans son art.
Mais elle a aussi des ailes!,
Aspire à la découverte et aux rencontres.
Elle a de la peine à rester en place. Toujours en quête d’impressions nouvelles, elle les décline sur le papier. Un voyage sans fin, fait de découvertes fugitives qu’elle transcrit dans son oeuvre. Sans racines, ce ne seraient que des photos prisent par des touristes. Eliane a le don de s’imprégner dans la culture des pays qu’elle découvre et  la fait revivre à sa manière dans tout ce qu’elle fait!  

Peut-on dissocier sa vie de son art? Gommer tout ce qu’on ressent? Même si quelques théoriciens prétendent que c’est possible, Eliane n’y croit pas.
Les personnes qu’elle a rencontrées, les situations qu’elle a vécues, tout se retrouve sur la feuille de papier. Le trait ne peut s’en dégager, comme pris en otage.
Un créateur ne peut pas se dissimuler, même s’il est secret, compliqué ou parfois même un peu autiste. Il se livre à son public. A tous ceux qui se confrontent à ses créations. C’est comme un livre ouvert! C’est ce qui rend si vulnérable les artistes. Un pont entre le plus profond de soi-même et l’extérieur! Il n’est guère étonnant qu’ Eliane ait gardé dans un tel contexte beaucoup de pudeur. J’ai attendu longtemps avant de découvrir son oeuvre. Voulait-elle sauvegarder son jardin secret? Probablement.
Un peintre n’est pas un comédien qui s’exhibe sur le devant d’une scène. Ce n’est que dans la nuance qu’il trouve son expression. C’est son cas à elle. Des couleurs subtiles, des traits  magiques, un monde préservé qui n’est pas accessible à tout le monde. Voilà ce qui caractérise son art.